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Chapitre 2 : Le problème de Boussinesq


Plan

• Enoncé du problème

• Equation de Navier

• Simplification de l’équation de Navier

• Forme générale de la solution

• Expression générale des déplacements

• Expression générale des déformations

• Expression générale des contraintes

• Conditions aux limites

• Solution du problème de Boussinesq

 

1 Enoncé du problème

 


Le problème de Boussinesq consiste à étudier un milieu continu semi infini élastique linéaire et isotrope soumis à une charge ponctuelle normale au plan qui le limite.

2 Equation de Navier

L’équation de Navier s’écrit en l'absence de forces volumiques sous la forme :

La symétrie du problème suggère l'usage de coordonnées sphériques ayant pour origine le point d'application de la charge.

Toujours pour des raisons de symétrie, le déplacement doit être nul, de même que toute espèce de dérivées par rapport à la longitude.

Nous utiliserons alors les expressions des opérateurs divergence et rotationnel en coordonnées sphériques.

OM = rer

3 Simplification de l’équation de Navier


4 Forme générale de la solution

On applique la séparation des variables en écrivant :

Cette forme est suggérée par le fait que la force appliquée doit être équilibrée par des contraintes agissant sur l'hémisphère de rayon r, dont la surface vaut .

Les contraintes seront donc de la forme :

H ( Φ ) / r²

Les déplacements sont des combinaisons de primitives des contraintes, ils seront donc de la forme (5).

L’équation différentielle (8) est linéaire à coefficients variables. Elle admet visiblement la solution particulière suivante :

C1 = cosq

Sans aller jusqu’à résoudre complètement (8), on pourra résoudre le présent problème en se limitant à la solution suivante :

C = a cosq

où a est une constante réelle à déterminer.

 

Détermination de B :

 

Mais l’expression (13) ne peut être admise telle quelle, car elle donnerait un déplacement ortho radiale infini sur l’axe des z, du fait du sin aux dénominateurs des deux termes extrêmes. Pour obtenir un déplacement fini, on doit avoir lorsque q est petit.

8 Conditions aux limites

La condition portant sur la contrainte ortho radiale est automatiquement vérifiée.

Quant à la nullité de la contrainte de cisaillement, elle nécessite :

a + 2b = 0

Il faut à présent exprimer a en termes de la charge F. Pour ce faire, on notera que la résultante des contraintes sur n'importe quel hémisphère centré sur le point d'application de la charge doit équilibrer F. Cette condition s’écrit.

soit par intégration par rapport à la longitude.

Un long calcul (Mais très simple à faire).

9 Solution du problème de Boussinesq

Connaissant les valeurs de a et b données par (18), on peut enfin obtenir la solution générale du problème de Boussinesq.

On constatera que la solution de Boussinesq est purement théorique, car elle entraîne un déplacement et des contraintes infinis à l’origine O.

Dans la pratique, il n’existe aucun moyen pour appliquer une force parfaitement ponctuelle. De même, aucun matériau n’admet une contrainte limite d’élasticité qui est infinie.

Il faut donc reprendre le problème avec les hypothèses de chargement réparti et de matériau élastoplastique.

Cependant, lorsqu’on se place suffisamment loin de O, le principe de Saint-Venant nous permet d’exploiter la solution du problème de Boussinesq pour prédire l’état de déformation et de contrainte dans le milieu semi-infini.

TP3 : Essai œdométrique 

 

A. But de l’essai :

Q1 : La possibilité de déformations latérales qui existent in situ a-t-elle une influence sur le tassement final ? Laquelle ?

Si les déformations latérales ne sont pas nulles, elles ont une influence d’augmenter le tassement final.

Q2 : Lorsque la surface chargée est de grande dimension par rapport à l’épaisseur de la couche compressible, les conditions de l’expérience œdométrique représentent-elles bien la réalité ? Donner des exemples concrets.

Lorsque la surface chargée est de grande dimension par rapport à l’épaisseur de la couche compressible, les déformations latérales devient négligeables devant des déformations verticales. Et comme dans l’essai œdométrique, l’enceinte cylindrique rigide qui entoure l’éprouvette, interdit toutes les dilatations radiales du sol, de sorte que les déformations qui se produisent lorsqu’on applique une pression sur le piston sont uniquement verticales. Alors on peut dire que les conditions de l’expérience œdométrique représentent bien la réalité.

Des exemples concrets : Remblai

B. Le sol :

Q3 : Dire quel est l’intérêt d’utiliser un sable par rapport à l’argile pour faire une manipulation de TP sur l’essai œdométrique. Quel est l’inconvénient ?

 

C. Principe de l’essai :

Q4 : Le module œdométrique n’est pas une constante. De quoi dépend-il ?

Le module œdométrique n’est pas une constante, ile est calculé entre deux points de chargement, alors il dépend du choix de l’intervalle de charge.

Q5 : Compte tenu des conditions de l’expérience œdométrique, quelle est la différence entre le module d’Young et le module œdométrique ?

On a la relation entre le module d’Young et le module œdométrique s’écrit comme suit :                    

 La différence entre le module d’Young et le module œdométrique est que module Eoed n’est pas une constante à la différence du module de Young de la théorie de l’élasticité, ainsi le module œdométrique traduit la déformation du sol par paliers, alors que le module de Young relie le caractère de compressibilité avec le début de la déformation.

Q6 : Calculer le rapport entre Eoed et E pour un sol élastique linéaire homogène et isotrope de coefficient de Poisson ν =1/ 3 ? Expliquez pourquoi le module E est plus faible que Eoed.

Dans l’œdomètre, l’échantillon est fretté latéralement, il tassera donc moins que s’il était soumis à une compression simple, Le matériau va paraitre moins compressible, plus raide, qu’il ne l’est en réalité. Comme le module de croit avec la raideur, le module de Young est plus faible que le module œdométrique Eoed

Et d’après la formule donc le module de Young est plus faible que le module œdométrique Eoed.

 

D. Mode opératoire de l’essai œdométrique :

Q7 : Décrire brièvement (sur au plus une page) le mode opératoire de l’essai œdométrique.

1-      Préparation de l’éprouvette : Le prélèvement de l’échantillon qui est la partie la plus délicate d’une reconnaissance géotechnique, se fait à l’aide d’un carottier, l’échantillon doit être représentatif de la carotte prélevée, en cas d’hétérogénéité de celle-ci, le choix effectué doit être explicite et accompagné d’une description détaillée de l’ensemble de la carotte, il convient que toutes les zones remaniées soient exclues.

2-      Taillage : Ce type de cellule œdométrique est munie d’une trousse coupante de forme cylindrique qui portera l’éprouvette de sol par taillage. Pour cela on doit opérer de la manière suivante : tout en s’appuyant légèrement sur la trousse coupante qui est placée sur l’échantillon, on commence à tailler au couteau d’une façon tronconique afin de conserver un diamètre toujours supérieur au diamètre final. Il s’agit là d’obtenir une éprouvette :

- Non remaniée par le taillage

- Cylindrique aux dimensions exactes de la trousse coupante ;

- Ayant deux faces planes et parallèles.

Ces critères dépendent de la nature du sol, de l’expérience et l’habilite de l’opérateur. le taillage étant terminé , peser l’ensemble trousse coupante + échantillon pour pouvoir calculer la teneur en eau exacte en fin d’essai et la densité apparente.

3-      Saturation de la cellule : Il est nécessaire de saturer toutes les conduites qui composent la cellule œdométrique, conduite de la contre pression, de la pression interstitielle et de la chambre par laquelle est appliquée la pression verticale, afin d’éviter la présence d’air ; cette opération peut se faire avant la mise en place de l’éprouvette dans la cellule.

4-      Mise en place de l’éprouvette : Mettre l’éprouvette de sol entre deux papiers filtres et placer l’ensemble trousse + échantillon dans le logement prévu à cet effet, au niveau de la partie supérieure de la cellule doit être assemblée à la partie inférieure.

5-      Remarque : L’essai consiste à soumettre l’échantillon à la série de charges et mesurer le tassement de l’échantillon au cours du temps sous chacune de ces charges et chacune d’elles sera maintenue 24h.